Atteinte d’endométriose sévère, insuffisance ovarienne, préménopause, cellules tueuses, adénomyose. Arrêt de la pilule en 2003, parcours PMA (IAC, FIV, FIV-DO : arrêt de grossesse, fausse couche, grossesse biochimique). Fin PMA sortie sans enfant : comment faire le deuil de ce bébé qui n’a pas été à terme et de celui qui ne viendra pas… Lire la suite « 10 ans de galère et aujourd’hui on fait quoi… »

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Article mis en avant

Ma parade pour Noël 

Je prépare mes beaux habits de fête pour le grand jour.

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J’ai commandé mon festin

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qui va être arrosé :

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Mais j’ai déjà un peu d’entraînement avec les différentes préparation que j’ai pu tester au quotidien.

image result : Laxatifs contre la constipation - Ooreka

Mais là pour ce grand jour, je suis les conseils avisés d’un expert :

regime-laxatif-pour-maigrir-dangers-sante-2

Les guirlandes font plus d’1m 80 donc cela va être un long voyage.

guirlande

Mais cela doit valoir le détour car parfois on y croise des têtes connues.

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L’espace de discussion renaît de ses cendres

Noël approche et je sais combien il est précieux de pouvoir échanger pendant cette période si délicate. J’ai donc retravaillé l’Espace de discussion 💬 pour le rendre plus accessible et fonctionnel sous la forme d’un forum suite à vos suggestions.

Les personnes anciennement abonnées à l’Espace de discussion peuvent y accéder automatiquement après s’être connectées.

J’espère que ce nouvel espace permettra aux personnes (qui souhaitent échanger et se questionner sur la vie après la PMA sans enfant) de trouver des pistes pour avancer et cheminer vers une vie possible sans enfant.

Voici les différents thèmes proposés pour le moment :

  • Le couple
  • Le désir d’enfant
  • Le renoncement
  • Le deuil
  • Les fêtes (Noël, Pâques, fête des mères et des pères…)
  • La place de l’homme
  • La relation aux autres
  • Les alternatives possibles

C’est par ici pour accéder au forum de discussion privé 💬

 

Pouvoir faire le deuil de mon utérus 

C’est une période assez particulière en ce mois de novembre où j’ose enfin sortir la tête de l’eau après avoir vécu un raz de marée intérieur ces derniers mois.

Cet été les mauvaises nouvelles se sont accumulées et août avait vraiment un goût amer. J’apprenais en même temps que la récidive de mon endométriose, les cancers des uns et des autres dans ma famille alors j’ai gardé cette nouvelle pour ne pas rajouter du souci mais j’ai craqué fin septembre après avoir reçu un message parlant de miracle avec l’endométriose.

L’IRM de septembre a confirmé sa présence un peu partout (vessie, colon, rectum…) du coup ma gynécologue m’a demandé de reprendre immédiatement un traitement pour pas qu’elle continue sa prolifération mais le progestatif a eu l’effet contraire. Les saignements et douleurs se sont alors amplifiés, le constat que j’avais fait il y a 1 an se confirme : plus aucun traitement ne fonctionne après 20 ans de médication !

Il me reste que la chirurgie comme option. Je m’étais préparée à faire le deuil de mes ovaires déjà avec le chemin du don d’ovocyte et j’imaginais tout simplement qu’en plus d’un bon nettoyage on pouvait me retirer mes ovaires qui me semblaient d’aucune utilité à part me pourrir la vie.

Mais malheureusement ils sont plus utiles que mon utérus qui « sert uniquement à porter la vie ».

Le chirurgien m’a demandé de réfléchir si j’étais vraiment sûre de ne pas vouloir garder mon utérus car une grossesse serait possible après l’opération car selon lui les fausses couches étaient principalement liées à mon endométriose, j’imagine également que l’adényomose qui tapisse joliment mon utérus n’arrange rien.

Je crois immédiatement qu’il pense à une grossesse naturelle (vu les miracles qu’on peut lire sur la toile et les médias) et je souris en lui disant qu’avec une AMH à 0,03 ça me semble difficile mais lui pensait plutôt au don qui n’avait pas tenu jusqu’à présent ses promesses.

Retour à la case départ !!!

D’un seul coup je me suis retrouvée en arrière ne sachant plus vraiment ce que je voulais car ce discours j’aurais tellement voulu l’avoir entendue il y a 5 ans quand après la fausse couche je n’avais qu’une hâte c’était de retrouver cette part de vie plutôt que de cumuler les échecs et la descente aux enfers avec des taux chaotiques.

Mon inconscient s’est mis alors à me torturer les jours suivant en me faisant des films « et si... » puis le corps ma rappelé à la raison avec les règles en discontinue. Les cycles deviennent de plus en plus chaotiques, les douleurs se manifestent maintenant de façon plus persistante me gênant pour marcher et dormir. Je vois régulièrement l’ostéopathe pour me soulager.

Ce désir d’enfant tellement viscéral et presque conditionné par toutes ces années me ferait presque oublier que grâce à cette opération je pourrai peut-être enfin Vivre car ce n’est plus une vie cette endométriose au quotidien que je pensais pouvoir dompter mais qui me paralyse de douleur.

Mais voilà je n’imaginais pas que de devoir dire aurevoir à mon utérus serait si difficile et réveillerait autant mon désir d’être mère et de porter la vie.

Jusqu’à présent je réalise que j’en étais au stade symbolique du deuil d’une vie sans enfant mais là une nouvelle étape est à franchir le deuil concret ne plus pouvoir définitivement porter la vie.

Cela m’a particulièrement remué avec les deuils que nous vivons au sein de ma famille mais cela m’a aussi fait prendre conscience de ma place au sein des vivants. Même si je ne pourrais plus jamais porter la vie, je pourrais peut-être au moins l’insuffler dans le cadre de ma vie professionnelle (la transmission faisant partie de mon quotidien).

« Endométriose, la fin d’un tabou », un film de Claire Chognot

« Endométriose, la fin d’un tabou », un film de Claire Chognot.

L’endométriose est une pathologie qui touche une femme sur dix à travers le monde. Pourtant, elle reste méconnue du grand public et est souvent mal diagnostiquée par le milieu médical. Les témoignages d’Athénais et d’Aurélie lèvent le tabou : Comment envisager l’avenir quand on réalise que la médecine ne peut qu’atténuer des symptômes, parfois extrêmement invalidants ? Comment devenir mère quand la maladie vous a rendue infertile ? Comment les patientes sourdes s’y retrouvent, face au manque cruel d’informations ?

Lundi 20 novembre sur France 5 à 10h15

Pour le replay c’est par ici 

 

Retour à la case départ 

Me revoilà sur WordPress.com

J’ai voulu tenter de vous emmener sur un autre espace en migrant mon blog ici mais depuis 1 an je fais le constat que les abonnés qui ont migré automatiquement ne sont plus aujourd’hui vraiment présents.

J’ai eu plusieurs retours qui m’indiquaient la difficulté pour vous de commenter. Du coup je reviens par ici en espérant avoir un peu plus de retour et d’interaction.

De ce fait si vous souhaitez me suivre vous pouvez le faire à nouveau en vous abonnant sur WordPress et/ou par email.

Cela me permettra de voir parmi les anciens abonnés qui est aujourd’hui intéressé par ce blog.

Depuis 2014 beaucoup d’entre vous sont aujourd’hui d’heureux parents de un ou plusieurs enfants et d’autres sont en devenir de l’être.

Certains ont probablement disparu de la blogosphère car avec l’infertilité que l’on ressorte avec ou sans enfant, il est parfois nécessaire de s’éloigner pour se reconstruire.

Les hommes, grands oubliés du deuil périnatal

En cette journée internationale de deuil périnatal

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je vous propose de découvrir en particulier le témoignage si rare des hommes face à cette épreuve (le thème de discussion  du mois dernier portait justement sur le deuil de la paternité).

« Occupe-toi de ta femme! », s’est fait dire Patrick MacFarlane par une infirmière après que sa conjointe et lui eurent perdu le bébé qu’ils attendaient lors d’une fausse couche. Les hommes sont souvent oubliés dans cette épreuve. Catherine Perrin en discute avec M. MacFarlane, Louis-René Dessureault, dont la conjointe et lui ont également perdu un bébé à 34 semaines, ainsi qu’avec le psychologue Ghassan El Baalbaki.

« Le couple, on l’entoure d’une manière technique », dit Patrick MacFarlane à propos du soutien reçu à l’hôpital. « J’ai été mis de côté tout de suite. J’ai pris le relais, je me suis occupé de ma femme. Ensuite, on nous sort, on nous dit : « Les options sont le curetage ou la pilule », sans trop d’information [en plus]. Qu’est-ce que vous choisissez? Et on retourne chez nous avec une pilule. » Le couple a choisi de rencontrer un psychologue plus tard, mais, à aucun moment, l’hôpital ne lui a offert cette possibilité.
« Ça a été tout aussi froid et sec », raconte Louis-René Dessureault à propos de ce qu’ils ont vécu, sa conjointe et lui. « On arrive devant la préposée, et la pauvre femme n’a aucune idée de ce qu’on vit. Elle dit : « Félicitations pour votre enfant! » Je lui dis aussi bêtement : « Eh ben, il est mort. » Il faut se dégager de ça, rester froid, s’occuper des choses administratives. On nous demande : « Qu’est-ce qu’on fait avec le corps? » « Est-ce que je sais, moi, ce qu’on fait avec un corps de bébé? Je suis dans un no man’s land, il n’y a plus de temps, il n’y a plus de température, il n’y a plus rien. Je veux juste être avec ma femme et reprendre mon petit bébé dans mes bras. »
Ghassan El Baalbaki estime que cette façon de faire relève d’une conception dépassée de l’homme en tant que simple pourvoyeur et responsable du maintien de l’équilibre, mais aussi d’un manque de formation dans les hôpitaux. « Ces personnes-là sont aussi prises au dépourvu. Elles travaillent généralement dans un endroit heureux, où l’on termine la journée avec des gens heureux autour de soi. Elles se trouvent soudainement dans des situations où elles ont elles-mêmes à gérer, quelquefois, leurs propres frustrations, leurs propres difficultés, leurs propres sentiments d’échec. »

Retrouvez leur témoignage sonore ici :

Le deuil périnatal chez les hommes – Discussion


Comment être père dans une vie sans enfant ?

 

 

Découvrez le témoignage précieux de Cyril face au deuil périnatal

Comment s’est de se retrouver dans sa famille, avec ses amis après une telle épreuve de vie ?
Comment vit-tu ta paternité à leurs cotés ?

Je me sens père au fond de moi et avec ma femme, mais je ne me sens pas père avec ma famille, mon entourage… Je pense que pour les personnes, je ne suis pas père, je ne serais père que le jour où j’aurai un enfant vivant. Pour ces personnes j’ai surement été père le temps de la grossesse mais je ne le suis plus aujourd’hui. Quand ma fille est décédée, le sentiment d’être père est parti avec elle. C’est un moment après, peut être 1 an après, je ne sais plus, que je me suis senti père grâce aux souvenirs que j’avais, et solidaire avec la mère de ma fille.

Comment exprimer tes émotions? Lire la suite « Les hommes, grands oubliés du deuil périnatal »

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