Mon parcours PMA revisité à la Sempé

Je profite de ce 18 juin date bien particulière où nous avons mis le 1er pied dans la PMA pour vous faire partager mon auteur-dessinateur-rêveur de ressources dans ce parcours de vie.

Sempé m’a toujours fasciné et je me surprends encore à être totalement hypnotisé rien qu’en regardant un de ses dessins. Cette contemplation dans son monde poétique m’accompagne depuis bien longtemps et je ne saurais exprimer aussi bien notre parcours que lui-même.

Voici comment tout a commencé :

 Nous nous sommes rencontrés à 20 ans.

Les années ont passé, nous avons grandis et notre amour aussi.

Nous souhaitions avoir…

Mais…

Très vite c’est devenu…
.

Car…
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Sur cette route nous rencontrerons…
   et

Nous avons connu des….
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Mais tout ceci n’est finalement qu’une…
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Car nous aspirons au…
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Et savons que sur la route nous allons encore rencontrer des…

Aussi, nous devons nous mettre en mode…
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Et s’imaginer de nouveaux…
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Pour s’inventer finalement une vie à 2.

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Article mis en avant

Atteinte d’endométriose sévère, insuffisance ovarienne, préménopause, cellules tueuses, adénomyose. Arrêt de la pilule en 2003, parcours PMA (IAC, FIV, FIV-DO : arrêt de grossesse, fausse couche, grossesse biochimique). Fin PMA sortie sans enfant : comment faire le deuil de ce bébé qui n’a pas été à terme et de celui qui ne viendra pas…

Du renoncement à la maternité à l’ablation pour essayer tout simplement de vivre et de se reconstruire avec cette maladie.

La maladie m’aura poussé dernièrement à renoncer définitivement à porter la vie : faire le deuil de mon utérus avec la récidive de l’endométriose en pleine flambée avec la pré-ménopause qui ne m’aura pas laissé le choix que de procéder à l’ablation de plusieurs de mes organes. Lire la suite « 10 ans de galère et aujourd’hui on fait quoi… »

Article mis en avant

Childless Voices on IVF’s 40th Anniversary

A l’occasion du 40ème anniversaire de la FIV, retrouvez les voix des personnes infertiles pour qui le fameux miracle n’a pas abouti et qui témoignent de leur reconstruction pour ceux qui se retrouvent sans enfants (pas par choix). J’espère qu’en France nous pourrons témoigner ainsi à plusieurs sur cette autre réalité si peu visible et c’est bien pour cela que je travaille actuellement sur la création d’un site dédié entièrement à cette thématique !

« How important it is that the next generation of young women (and men) are better informed about their fertility, and also about the option to leave a meaningful and fulfilling life without parenthood – whether that’s by choice or not. »

« Il est important que la prochaine génération de jeunes femmes (et hommes) soit mieux informée sur leur fertilité, et d’avoir la possibilité de vivre une vie enrichissante et épanouissante sans parentalité – que ce soit par choix ou non. »

https://gateway-women.com/where-are-the-childless-voices-in-the-celebrations-over-ivfs-40th-anniversary/

Ovariectomie : Menopausy #endometriose

La fin de la semaine approche enfin avant le congé estival tant attendu. Les journées sont difficiles avec la fatigue cumulée, la chaleur et le stress de fin d’année pour tout boucler mais je vois enfin le bout. Si j’avais pu faire autrement il aurait été préférable de ne pas reprendre de suite pour laisser au corps le temps de se remettre.

Les douleurs étant toujours persistantes, j’ai été voir ma gynécologue pour faire le point mais malheureusement son toucher a confirmé que les zones atteintes par l’endométriose sont toujours très sensibles donc il faut espérer que les douleurs sont liées à la cicatrisation et que l’été va porter ses fruits autrement il faudra faire un IRM à la rentrée….

Je n’ose imaginer l’option que l’endométriose puisse continuer à me coller à la peau, ce n’est pas envisageable pour moi après ce grand nettoyage d’autant que j’ai prévu de mettre en service l’atelier au plus tôt.

J’essaie de rester confiante mais mon moral en a pris un coup avec la chute hormonale brutale liée à l’ovariectomie qui semble signaler mon entrée officielle dans la ménopause.

Ceci n’a malheureusement rien à voir avec la ménopause artificielle que j’avais côtoyé car celle-ci est bien réelle et définitive avec son lot de bouffées continues. Je vais devoir prendre de toute évidence un traitement hormonal la chute étant trop rapide et brutale, cela entraîne une carence importante avec trop de risque pour ma santé. Je parlais d’ailleurs des conséquences de l’ovariectomie qui sont assez méconnues dans cet article sans me douter que j’allais être concernée (les femmes qui subissent une ovariectomie avant la ménopause auraient un risque accru de développer un parkinsonisme ainsi qu’un déclin cognitif ou une démence).

Cette opération était loin d’être anodine et aura eu des conséquences bien plus importantes que je l’avais imaginé mais j’espère que dans quelques mois je pourrai enfin en voir les bénéfices.

Je vais en attendant profiter de cette pause estivale pour me requinquer.

Je vous donne rendez-vous très vite pour la suite des aventures 💛

D’autant qu’il y a un nouvel Espace de soutien, d’échange et de réflexion en pleine création qui ouvrira ses portes à la rentrée et mon atelier qui entre dans sa dernière ligne droite côté travaux pour être totalement opérationnel !

Reprise difficile après opération : corps en porcelaine…

Cela va faire 3 semaines que j’ai repris le travail beaucoup de tiraillements au début mais petit à petit je gagnais en autonomie. J’étais plutôt confiante sur mon état physique mais depuis cette semaine rechute.

Je peine à tenir debout : une sensation de malaise permanent comme si j’étais ivre mais sans les avantages…

Le corps a beaucoup de difficultés à se remettre de l’opération, j’ai même fait une chute pendant ma convalescence.

Je peine pour le moment à trouver mon équilibre comme si j’étais en porcelaine. Je n’arrive malheureusement pas à récupérer, mon sommeil est très léger avec des douleurs un peu partout comme si j’étais en mille morceau.

Je me shoote pour tenir car il me reste 3 semaines à tenir avant le congé estival, j’ai déjà fait la moitié du chemin.

Avant mon opération, les spasmes rythmaient mes nuits et seule les règles pouvaient permettre aux nerfs de se relâcher et de retrouver le sommeil une fois qu’elles arrivaient.

Aujourd’hui bien que je perçois les symptômes prémenstruel, je ne peux plus espérer qu’elles arrivent pour que mon corps se détende aussi je cherche d’autres alternatives.

Je ne peux malheureusement pas encore revoir mon ostéopathe qui m’était d’un grand soulagement avant l’opération, je dois attendre plusieurs mois avant de le revoir le temps que les organes cicatrisent de l’ablation.

Du coup à défaut de pouvoir retrouver un équilibre corporel, je comble ce manque avec des étirements et un travail profond de respiration, visualisation et de méditation pour essayer d’avoir un semblant d’harmonie.

On parle malheureusement peu de la période post-opératoire alors qu’il y a tout un travail de réappropriation du corps.

Les plaies ouvertes doivent se refermer et il faut retrouver un équilibre dans un corps qui a été meurtri.

Du coup je mets à profit mes insomnies la nuit pour me faire des séances de kintsugi visuelles afin de trouver un chemin de restauration psychique en attendant que se mette en place la restauration corporelle.

Evolution de l’Espace de discussion

L’Espace de discussion était en pause le temps que je me refasse une beauté, hospitalisation oblige !

Pendant ma convalescence, j’ai pu réfléchir et me questionner sur l’avenir de cet espace et j’en suis venue à la conclusion qu’en même temps que mon espace professionnel qui se met en place j’aimerais le faire évoluer.

Vous retrouverez par conséquent l’Espace de discussion dans un site dédié entièrement à cette thématique où il vous sera proposé des réflexions, des ressources et du soutien. 

Cet article est extrait de L’Espace de discussion.

 

Bas les masques !

Artemise m’aura accompagné pendant de nombreuses années que ce soit sur scène ou dans la vie pour m’autoriser à m’exprimer.

Aujourd’hui, je ressens que je peux enfin assumer pleinement qui je suis et oser me dévoiler :

ATELIER artemise
Cliquez sur l’image pour accéder au Replay de l’émission

Le reportage étant très concis vous pourrez également grâce à l’initiative de Mod que je remercie chaleureusement, avec ses podcasts au format vidéo pour parler d’endométriose, retrouver notre échange lorsqu’elle est venue me rendre visite à l’atelier au début de ma convalescence.

Et voici pour finir notre petite bande-annonce musicale pour annoncer l’ouverture de l’atelier qui approche :

http://www.parchemine.fr

L’atelier de mes rêves : de la création à sa réalisation !

4 années se seront écoulées depuis l’élaboration de l’atelier tel que je l’avais imaginé, la construction a été en grande partie de l‘auto-construction hormis la charpente.

 

Il s’agit d’un atelier-refuge pour aider à braver les tempêtes où l’on peut oser être soi-même sans aucun jugement. Cet atelier représente quelque part l’aboutissement de mon travail personnel et professionnel en tant qu’art-thérapeute. Je l’ai imaginé pour toutes les personnes qui traversent toutes épreuves de vie quelles qu’elles soient.

Comment s’éveiller à d’autres horizons possibles et retrouver des forces ?


Quand tout bascule….

Avoir un lieu de ressource créatif et psychique…

Dans un second temps, pouvoir…

Et, enfin…

Toutes les illustrations ont été réalisés par Jacques Després Auteur – Illustrateur

De l’ombre à la lumière… Osez révéler ses fêlures !

Suite à mon dernier article où je regrettais que la réalité de l’endométriose soit parfois si peu visible sans lunette rose, j’ai été contacté par l’intermédiaire de l’association Endomind pour témoigner sur mon cheminement vers le deuil de la maternité pour une émission médicale.

Je fait donc tomber le masque d’artemise face à la caméra pour permettre de donner une visibilité à ce deuil invisible et expliquer mon travail d’art-thérapeute donc prochainement vous pourrez me découvrir dans mon atelier sorti de terre !

En attendant pour cette journée bien particulière de fête des mères :

Voici un peu de baume au cœur avec le Kintusgi, cette technique ancestrale, découverte au XVe siècle au Japon, qui consiste à réparer un objet brisé en soulignant ses fissures avec de l’or, au lieu de les masquer. La philosophie va bien au-delà d’une simple pratique artistique car on touche ici à la symbolique de la guérison et de la résilience.

Le kintsugi, ou l’art de sublimer les blessures peut être vue comme une forme d’art-thérapie, vous invitant à transcender vos épreuves et à réparer vos fêlures.

 


Découvrez la technique traditionnelle du kintsugi pas à pas

Etape 1 : Brisez

L'objet est brisé en mille morceaux... Mais il va pouvoir renaître grâce à l'art du Kintsugi, encore plus beau et plus précieux

Eprouvez : un imprévu, un faux mouvement, un choc, et c’est la chute…

Acceptez : reprenez vos esprits, et rassemblez les éclats.

Décidez : faites le choix de donner une deuxième chance et une deuxième vie à l’objet au lieu de le jeter.

Choisissez : étudiez les différentes techniques de réparation qui existent et sélectionnez celle qui vous convient le mieux : technique illusionniste (réparation invisible), des agrafes (agrafes métalliques le long de la fissure), ou Kintsugi ? (jointures d’or)

Imaginez : soyez créatif et osez penser différemment !

Visualisez : concentrez-vous et représentez-vous la vision de l’objet réparé dans toute sa splendeur.


Etape 2 : Assemblez

Rassembler les pièces d'un puzzle comme on rassemble les pièces du puzzle de sa vie...

Préparez : nettoyez les morceaux de l’objet, réunissez tous les outils (spatule, palette, laque, pinceaux, poudre d’or, boîte de séchage, baguettes, essence de térébenthine, papier de verre, coton de soie…) et protégez-vous avec des gants.

Reconstituez : observez et assemblez le « puzzle » pour préparer la réparation.

Transformez : changez le poison en antidote ! La laque (Urushi) utilisée comme liant pour coller les pièces est naturelle. Elle est obtenue directement de la résine du Laquier. Mais elle est très irritante, c’est pourquoi il faut se protéger lors de son application. Cependant, en séchant, elle va durcir et réparer l’objet parfaitement, en perdant sa toxicité.

Rassemblez : préparez et appliquez le liant (Mugi-Urushi, mélange de farine et de laque Urushi) des deux côtés de la cassure avec une spatule, et collez les pièces pour reconstituer l’objet.

Comblez : si une pièce manque, préparez un liant (Sabi-urushi) en mélangeant de la laque (Urushi) avec de la poudre de roche (Tonoko), et recréez-la patiemment avec cette pâte.

Associez : si cela vous inspire, vous pouvez même choisir une pièce provenant d’un autre objet pour combler le manque de façon originale (Technique du Yobi-tsugi).


Etape 3 : Patientez

Passé le premier choc de la blessure, c'est l'heure de vous rassembler,, pour commencer à recoller les morceaux de votre âme...

Enlevez : gratter la matière superflue avec un outil (rasoir, cure-dent, cutter, spatule fine…) puis nettoyez en passant de l’essence de térébenthine.

Maintenez : positionnez les pièces bien en place avec du ruban adhésif de masquage, ou des élastiques.

Laissez respirer : la laque (Urushi) est vivante, elle doit paradoxalement respirer pour sécher et durcir. Préparez une boîte en carton fermée (Muro), disposez au fond une serviette et quelques baguettes pour poser l’objet au-dessus du tissu comme sur une grille.

Déposez : la laque durcit mieux lorsqu’elle est maintenue à un taux d’humidité compris entre 75 et 90 %, et idéalement à plus de 20 degrés. Aussi, déposez l’objet dans sa boîte et maintenez-la à la chaleur et à l’humidité constamment.

Nettoyez : à chaque étape, nettoyez les instruments (spatules, coupelle, pinceaux…) avec de l’essence de térébenthine ou de l’huile végétale et rangez soigneusement votre matériel pour la prochaine fois.

Laissez : attendez patiemment que l’objet sèche dans la boîte entre 7 et 14 jours.


Etape 4 : Réparez

Il est désormais l'heure de retrouver un souffle de vie, et de vous réanimer....

Polissez : lorsque l’objet est parfaitement sec, nettoyez les traces de liant avec un cutter et de l’essence de térébenthine, puis poncez avec du papier de verre pour lisser parfaitement la surface. Il ne reste alors plus sur l’objet qu’une cicatrice de couleur marron.

Touchez : certaines irrégularités sont difficiles à discerner à l’œil nu. Vérifiez au toucher que la surface est parfaitement plane, en passant votre doigt sur les lignes de failles.

Appliquez : déposez avec application sur toutes les cicatrices de l’objet une première couche de laque, noire, (Roiro-urushi) à l’aide d’un pinceau très fin.

Concentrez : respirez régulièrement, concentrez-vous et ayez des gestes lents, mesurés et précis pour dessiner la ligne la plus fine possible. Laissez sécher dans la boîte (Muro) environ une à deux semaines.

Ajoutez : polissez la surface, puis appliquez à nouveau une deuxième couche très fine de laque, rouge (E-urushi, ou Neri Bengara-urushi).

Réanimez : les cicatrices sont désormais recouvertes d’une belle laque rouge. Telles des veines brillantes et bien irriguées, elles ont guéri l’objet et lui ont donné un second souffle. Remettez une demi-heure dans la boîte.


Etape 5 : Révélez

C'est l'étape ultime de l'art du Kintsugi, au cours de laquelle l'objet est sublimé avec de la poudre d'or et renaît enfin...

Illuminez : placez la poudre d’or sur un pinceau ou dans un tube d’application et saupoudrez-la délicatement sur la laque encore collante (sans la toucher car elle est encore fraîche).

Récupérez : à l’aide du pinceau, rassemblez la poudre d’or en excédent pour votre prochaine création. Puis placez à nouveau l’objet dans la boîte (Muro) pour laisser sécher et durcir pendant 2 à 3 jours.

Dévoilez : une fois la laque sèche, passez une boule de coton de soie pour enlever l’excédent de poudre d’or et révéler les cicatrices d’or.

Protégez : passez une fine couche de laque protectrice pour stabiliser l’or, que vous tamponnerez délicatement 5 minutes après. Laissez sécher à nouveau, pendant 24h.

Personnalisez : adoptez l’outil qui vous conviendra et vous « parlera » le mieux pour polir l’or. Certains Maîtres Kintsugi utilisent une pierre d’agate, d’autres de l’ivoire, des dents de poisson, une pierre d’hématite…

Resplendissez : polissez l’objet avec un mélange d’huile et de poudre, et le polissoir que vous aurez choisi pour faire étinceler l’or.


Etape 6 : Sublimez

L'objet initialement cassé est sublime et sublimé par l'art du Kintsugi, prêt à resplendir.

© Myriam Greff

Observez : prenez du recul et contemplez l’objet réparé et sublimé dans toute son unité, portant avec noblesse ses cicatrices d’or.

Admirez : remarquez comme l’objet cassé s’est réincarné en une œuvre d’art précieuse, unique et inestimable.

Contemplez : rappelez-vous de l’histoire que cet objet porte en ses cicatrices…

Ressentez : la laque a durci en séchant, sentez combien l’objet est encore plus solide qu’avant la réparation.

Assumez : acceptez avec fierté l’imperfection. Il est encore plus beau et plus précieux une fois cassé et réparé !

Exposez : présentez votre création à votre entourage. Racontez son histoire pour inspirer les autres, et leur souffler l’idée qu’il est possible de réparer…

https://esprit-kintsugi.com

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