Méno-Pause : espace de discussion 💬

Ces derniers mois j’ai eu l’occasion de réfléchir au devenir de l’espace de discussion et j’ai pu faire le constat qu’il y a bien plus de lecteurs que d’auteurs qui y participent.

Je souhaitais proposer cet espace pour permettre aux gens d’échanger et se questionner sur la vie après la PMA sans enfant car malheureusement avec la distance géographique tout le monde ne peut pas forcément se déplacer lors de nos rencontres.

Mais finalement cet espace d’expression sous cette forme est-il adapté ?

Je m’interroge à poursuivre à proposer un espace collectif alors que je suis seule à l’alimenter et que la participation demeure timide.

De ce fait je vais prendre le temps de répondre individuellement aux questions qui ont été posées et consacrer mon énergie à un espace loin d’être virtuel mais bien réel : l’atelier où j’espère pouvoir y accueillir prochainement de nombreux échanges !

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Le vécu des hommes face à l’infertilité

Dans la thématique de notre thème de discussion : l’homme et le deuil de la paternité, je vous propose quelques articles traitant du vécu de l’homme face à l’infertilité.

Comme le précise l’article Le vécu psychologique d’hommes infertiles. Apports du repérage de l’aménagement défensif de Bourdet-Loubère Sylvie, Pirlot Gérard dans la revue, L’information psychiatrique

« On connaît encore assez mal le vécu psychologique et subjectif des hommes en situation d’infertilité (dont la conjointe bénéficie de FIV en milieu hospitalier) car les études menées jusqu’à ce jour se sont surtout centrées sur le vécu psychologique des femmes, ou sur le vécu psychosocial de la conjugalité et de la sexualité. »

Conséquences psychoaffectives de l’aide médicale à la procréation

L’AMP n’est pas une simple affaire de technique ou de laboratoire. C’est une médecine scientifique qui met en jeu des histoires de couples et des vécus subjectifs. Si le couple ressent une douleur commune lors de l’annonce de l’infertilité, celle-ci ne se manifeste cependant pas de la même façon, que l’on soit un homme ou une femme. Quelle que soit la pathologie d’origine, c’est la femme qui reçoit les traitements. Celle-ci peut donc se sentir « surexposée » aux traitements, à leurs contraintes et leurs effets secondaires alors que l’homme peut quant à lui se sentir « quantité négligeable », tenu à l’écart dans le parcours, les femmes étant au cœur des techniques médicales mises en œuvre. Ainsi, il se perçoit souvent comme un « simple » pourvoyeur de spermatozoïdes. Par ailleurs, qu’il soit ou non responsable de l’infertilité du couple, il se sent souvent coupable de ne pas être capable de donner d’enfant à sa conjointe et de lui faire subir les différents traitements médicaux.

 

Lire la suite « Le vécu des hommes face à l’infertilité »

Nullipare

Le terme de nullipare sert à désigner une femme qui n’a pas vécu d’accouchement. Cette définition s’applique également à une femelle qui n’a pas encore mis bas. Il ne faut pas confondre avec le terme nulligeste qui qualifie une femme n’ayant jamais eu de grossesse. En effet, il est possible d’avoir suivi une grossesse qui n’aura pas été jusqu’à son terme. À noter qu’une femme enceinte pour la première fois est considérée comme primigeste. Lorsqu’une femme vit son premier accouchement, elle est dite primipare. Elle sera multipare à partir du deuxième accouchement.

http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/faq/20870-nullipare-definition

 

Ce terme si terrible pour désigner une femme qui n’a jamais accouché me fait toujours bondir, j’ai vraiment la sensation d’avoir accouché de mon enfant psychiquement et physiquement. Cet enfant je l’ai porté, désiré, imaginé et nous en sommes les parents psychiques et physiques. Je me considère aujourd’hui comme une mère sans enfant.

Je profite de l’article qui paraîtra prochainement sur BAMP pour vous faire partager les extraits qui prennent alors une toute autre dimension lus par l’auteur.

          
A
ECOUTER

 

Nullipare, une condition, un destin, un choix. Et un livre, aussi. Lorsque j’ai voulu en annoncer la parution à une amie, je lui ai dit que c’était un livre sur un mot. Elle s’en est étonnée, je lui ai répondu : « C’est un petit livre et un gros mot.» Il a été le tracteur de l’écriture, m’a poussé à en tracer toutes les occurrences. Et la première d’entre elles est bien sûr « nulle ». Quelle femme n’entendrait pas d’abord « nulle » ? Le violent « nulle », qui expulse si souvent les femmes de l’autre côté des normes. Il y a une fureur de l’enfermement des femmes par la norme pour la raison même qu’elles sont le creuset du vivant, j’en suis convaincue. Ce « nulle » était aussi pour moi la figure de l’enfant en soi lorsqu’il est absent. Il est toujours là, mon enfant non né, et j’ai appris à construire cette place occupée par ce qui n’a pas eu lieu. Elle s’est déployée autrement, elle a eu son rôle, sa force.

https://www.causette.fr

 

«Je voudrais interroger l’ahurissant mystère de ne pas avoir d’enfant
comme on interroge l’ahurissant mystère d’en avoir.»

« Je me demande s’il y existe un mot semblable qui désignerait un homme qui n’a pas d’enfant »

International Bereaved Father’s Day, Père en deuil

Aujourd’hui est la journée internationale des pères endeuillés,
Carlymarie et Sam Dudley ont proposé un projet participatif de
court-métrage « A Father’s Heart – Beautifully Broken, Fiercely Strong » en hommage à tous les hommes qui sont confrontés au deuil d’un enfant de n’importe quel âge (y compris les enfants adultes ou en gestation).

Le thème de discussion du mois étant le deuil de la paternité, voici également en cette journée spéciale quelques extraits traitant de l’homme face au deuil.


Des besoins différents face au deuil

Chez les deux parents, la souffrance est immense. Ce sont deux deuils qu’il faut porter : le sien, et celui de son partenaire. Mais chacun a sa façon de vivre sa peine. Face à elle, les hommes et les femmes ont d’ailleurs des besoins différents. « La femme va avoir envie de parler encore et encore, analyse Christophe Fauré. Contrairement à l’homme, qui parfois, ne souhaite pas parler beaucoup. Cela ne veut pas dire qu’il ne souffre pas. Mais il va avoir besoin d’être davantage dans l’action et de trouver des solutions… »

Conséquence : une impression de décalage, souvent, entre les deux partenaires. Et le sentiment, parfois, que la réaction de l’autre n’est pas appropriée. « Mon mari et moi n’avancions pas de la même façon, raconte Pascale, qui a perdu son fils de 10 ans, suite à un accident. Il refusait d’en parler, et même de prononcer le prénom d’Alex. Comme échappatoire, il avait son travail… »

Lire la suite « International Bereaved Father’s Day, Père en deuil »

Le thème du mois 💬 : l’homme et le deuil de la paternité

Comment l’homme vit l’après PMA sans enfant ?

Comment vit-il le fait de ne pas être père ?

Cette question a été évoquée à deux reprises dans la FAQ sur l’après PMA sans enfant à laquelle vous pouvez toujours participer.

Le point de vue de l’homme est particulièrement peu développé et assez peu documenté donc n’hésitez pas à faire partager vos expériences que ce soit sur cette page publique que sur l’espace privé de discussion ici.

Je vais au cours de ce mois tenter de vous faire partager quelques réflexions et articles traitant de ce thème.

En attendant, je vous souhaite une très belle rentrée et vous conseille comme nous l’avons fait cet été de prendre du recul face à la nature.

 

Ovariectomie & endométriose, quelles sont les conséquences ?

Je profite de la pause estivale de l’Espace de discussion pour vous faire part de mes questionnements.

Je me demande quel intérêt ai-je à garder mes ovaires qui me sont douloureux et provoquent des kystes qui grossissent avec le dérèglement hormonal qu’est la préménopause. La solution immédiate serait de prendre un traitement progestatif en continu (aux effets secondaires importants) que malheureusement mon corps ne tolère plus et dont l’efficacité n’est pas forcément optimale jusqu’à la ménopause.

Il faut savoir que la période qui précède la ménopause peut varier de 2 à 7 ans jusqu’au dernières règles : l’ovulation devient plus irrégulière et le taux d’œstrogènes peut varier de façon très importante. C’est durant ces années de transition qu’apparaissent les irrégularités menstruelles et les symptômes incommodants : bouffées de chaleur, perturbations du sommeil, sautes d’humeur, etc.

L’ovariectomie est l’ablation d’un ou des deux ovaires (unilatérales ou bilatérales).

Un document américain a été fait à l’attention des patientes atteintes d’endométriose pour les aider à prendre leur décision : Endometriosis: Should I Have a Hysterectomy and Oophorectomy?

Have your uterus and ovaries removed to treat symptoms from endometriosis ?
Keep using hormone therapy or have more laparoscopic surgery to remove endometriosis and scar tissue ?

Je trouve ce document très utile pour aider à prendre une décision, il permet de pouvoir se questionner, de contrebalancer le pour et le contre face à une telle intervention, de pouvoir faire le point sur son ressenti et aider à préparer son rendez-vous avant d’aller voir un spécialiste.

Ce n’est pas une opération sans conséquence, les femmes qui subissent une ovariectomie avant la ménopause auraient un risque accru de développer un parkinsonisme ainsi qu’un déclin cognitif ou une démence, suggèrent deux études américaines à paraître dans Neurology.

En faisant des recherches sur les traitements naturels proposés, je suis tombée sur un article pour le moins surprenant vantant les vertus thérapeutiques d’un complément alimentaire pour la modique somme de 18O€/ mois et indiqué comme un « traitement miracle » face à une maladie qui a ce jour est toujours incurable !

N’hésitez pas à me faire partager vos expériences.

Endo forever !

Qui dit préménopause ne veut pas dire sans risque avec l’endométriose, je l’ai appris à mes dépends aussi je souhaitais vous faire partager mon expérience si elle peut-être utile à d’autres.

Depuis plus de 2 ans, j’essaye de me réapproprier mon corps non sans mal malgré les bouffées de chaleur et autres désagréments liés à la « vieillesse précoce » !

Nous avons, en tant que patiente atteinte d’endométriose, une capacité insoupçonnée à gérer la douleur. Je vous avais fait part en avril 2016 de ma décision de baisser les armes face à cette maladie incurable.

Les règles devenant anarchiques, les douleurs aujourd’hui ne sont plus forcément liées à mes cycles mais font partie de la vie quotidienne avec une gêne pas agréable mais supportable que je maîtrise avec l’aide des médecines douces.

Les différents médecins que j’ai pu rencontrer m’ont renvoyé sur le fait que mes douleurs étaient certainement liées à ma pré-ménopause mais pas forcément en lien avec mon endométriose. Cela me faisait aussi du bien d’entendre ça car j’imaginais qu’avec mon AMH à 0,03 à défaut de ne pas avoir pu préserver mes ovocytes, je me préservais de l’endométriose.

Mais malheureusement le yoyo des règles qui viennent et qui repartent créent d’autres conséquences bien plus déroutantes auxquelles je ne m’étais pas préparée. La machine s’affole et s’emballe pour compenser mon déficit en progestérone et je me retrouve naturellement à avoir des poussées d’oestrogène comme en pleine stimulation.

Résultat :
Des kystes lutéiniques grossissent et éclatent lors des règles réactivant toutes les anciennes lésions et créant de nouveaux kystes endométriosiques.

Conclusion :
L’endométriose et la préménopause sont intrinsèquement liées.

Cette saloperie car je ne lui ai pas trouvé d’autres noms n’est pas prête de nous laisser tranquille aussi écoutez bien votre douleur quelle qu’elle soit et n’hésitez pas à consulter plusieurs personnes pour essayer de tirer au clair ce qui se trame vraiment.

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