Comment survivre pendant les fêtes ?

Je ne vous conseillerai pas de passer cette année par mon rituel bien particulier que je décris dans ma parade mais plutôt de lire ces conseils et suggestions que j’ai pu me procurer auprès des parents orphelins que j’ai remanié afin de les adapter à notre cas de parents sans enfant car c’est bien comme cela que je nous considère.

  • Prenez soin de vous – soyez à votre écoute : il se peut fort bien que vous n’ayez pas le cœur à la fête et c’est bien normal. Vous n’êtes pas obligé(s) de prendre part à toutes les célébrations et à toutes les activités auxquelles vous aurez été invité(s), ou auxquelles vous aviez auparavant l’habitude d’assister.
  • Entourez-vous de gens qui vous font du bien dans la mesure du possible, qui respectent votre cheminement personnel et qui sont à votre écoute. Privilégiez aussi les choses qui vous font vous sentir bien, celles que vous aimez plutôt que celles que vous devriez faire mais que vous appréciez moins.
  • Votre conjoint(e) : si vous êtes en couple, n’oubliez pas que votre conjoint(e) lui aussi peut avoir de la peine, éprouver de la tristesse et traverser toute une gamme d’émotions, même si sa façon de l’exprimer peut être radicalement différente de la vôtre. Au besoin, n’hésitez pas à souligner que lui (elle) aussi est affecté(e) lorsque par exemple, on vous demande de vos nouvelles. Pensez à l’inclure dans vos activité lorsque cela est possible et respectez sa façon d’agir et sa stratégie d’adaptation à votre nouvelle réalité. On ne le répétera jamais assez, prenez du temps de qualité ensemble.
  • Accordez-vous le droit de ressentir : vous avez le droit de vivre les émotions, même celles habituellement réprouvées en société comme la tristesse, la colère, le sentiment d’injustice lorsqu’elles se présentent, même dans des lieux ou à des moments à priori incongrus.
  • Soyez indulgent(e) avec vous même : respectez vos besoins physiologiques et émotionnels. Laissez-vous, par exemple, le droit de décider à la dernière minute si vous assisterez ou non, à une célébration ou si vous vous rendrez à une fête. Une fois sur place, offrez-vous le droit de faire une pause dans un endroit calme si vous éprouvez le besoin de vous isoler pour quelques instants… ou même de rentrer chez vous avant la fin. À ce sujet, notre seul conseil serait de répondre « peut-être » à une invitation aussi souvent que cela est possible pour vous laisser l’opportunité d’y réfléchir… ou de changer d’avis.
  • Soyez patient(e), en particulier envers vous-même : le processus du deuil a un rythme, le vôtre. Ce qui signifie qu’il ne peut ni être accéléré, ni mis sur pause et qu’il est tout à fait normal de ressentir de la tristesse.
  • Faites-vous un ou des alliés : si la situation le permet, créez un réseau autour de vous qui fera le relais avec d’autres de vos proches pour relayer des informations vous concernant ou concernant votre famille, qui pourra sensibiliser les autres à votre réalité, etc. Cela pourrait être un oncle ou une tante, un(e) ami(e) ou toute autre personne en qui vous avez toute confiance.
  • Soyez égocentrique : adoptez une attitude dans laquelle vous êtes au centre de vos préoccupations, et décidez de ce qui est le mieux pour vous. Faites-le parce que vous êtes à même de savoir ce qui vous convient le mieux et parce que personne ne peut le faire à votre place. Il peut s’agir de vous accorder à vous-même le droit de ne pas être en contact avec d’autres bébés ou des femmes enceintes, ou d’être averti(s) lorsque vous pourriez vous retrouver au contact de bébés ou de femmes enceintes pour que vous puissiez vous y préparer. Même si c’est votre neveu tout neuf. Même si c’est le bébé de vos meilleurs amis. Même si c’est votre belle-sœur qui est enceinte. Et même si tôt ou tard, vous y serez confrontés que vous le vouliez ou non, vous avez le droit de respecter votre cheminement personnel, de choisir le moment et les circonstances dans lesquels vous serez en contact avec eux et de demander à ce que votre rythme de progression soit respecté.
  • Adoptez de nouvelles traditions : si celles qui faisaient partie du temps des Fêtes ne vous conviennent plus ou ajoutez-en de nouvelles. Favoriser les rencontres avec des personnes qui comprennent ce que vous vivez comme des personnes avec lesquelles vous vous sentez bien.
  • Créez un malaise : oui oui, n’ayez pas peur de vous exprimer même si cela peut créer un malaise chez votre interlocuteur. Aussi, sans nécessairement déverser un flot incontrôlé d’émotions sur lui, ce n’est pas à vous de le protéger. N’oubliez pas non plus que ces quelques secondes de malaise n’ont rien de comparable avec ce que vous vivez ou ressentez.
  • Faites vos propres règles : gardez en tête que votre peine est teintée par votre personnalité et votre histoire et que c’est ce qui rend votre cheminement unique, et ce, même si certains éléments sont semblables à ceux d’autres parents. Si vous ne vous reconnaissez pas dans les suggestions énoncées plus haut, pourquoi ne pas créer vos propres règles?

En résumé, il est probable que nous n’aimiez pas cette période de l’année et ce n’est pas grave. Mais ne craignez pas qu’il en sera toujours ainsi. Vous avez à vous reconstruire et cela prend du temps.

Pour finir, je vous laisse avec un peu d’humour car je crois que c’est ce qui nous sauve quand rien ne va :

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